Le journal de santé : noter ce que son corps nous dit
26 févr. 2026 · 3 min
Le corps communique par des schémas. Un mal de tête un mardi ne veut presque rien dire. Des maux de tête chaque mardi pendant six semaines, toujours après une mauvaise nuit, veulent dire quelque chose. Le problème, c'est que sans les écrire, ces schémas sont presque impossibles à voir.
Un journal de santé n'a pas besoin d'être détaillé ou clinique. Quelques lignes par jour -- comment on a dormi, son niveau d'énergie, quelque chose de notable -- s'accumulent jusqu'à former quelque chose d'utile.
Ce qui mérite d'être suivi
Les symptômes, c'est l'évident. Mais l'énergie est souvent plus révélatrice : la différence entre une journée où l'on fonctionne normalement et une journée où tout demande deux fois plus d'efforts est difficile à quantifier, mais facile à décrire en une phrase. La qualité du sommeil compte plus que les heures. Ce qu'on a mangé avant un après-midi difficile mérite d'être noté.
Il n'est pas nécessaire de tout suivre. Choisir deux ou trois choses qui semblent pertinentes et rester constant avec elles.
Des schémas invisibles dans sa tête
Ce que fait de plus utile un journal de santé, c'est rendre le temps visible. Quand est-ce que ça a commencé ? Est-ce que ça s'améliore ou empire ? Est-ce que c'est pire certains jours ? Ces questions semblent simples mais sont vraiment difficiles à répondre de mémoire seule. Avoir six semaines de notes change ça.
Un rendez-vous médical dure dix minutes. Apporter un mois de notes -- même approximatives -- change ce qui est possible dans cette salle. Au lieu de 'je suis fatigué ces derniers temps', on peut dire : 'J'ai une faible énergie la plupart des après-midis depuis environ cinq semaines, pire quand je dors moins de six heures.'
Le modèle santé d'Innera
Le modèle santé d'Innera reste simple : niveau d'énergie, sommeil, symptômes, et tout ce qui mérite d'être mentionné. L'objectif n'est pas un dossier médical -- c'est assez d'informations pour remarquer quand quelque chose dure depuis plus longtemps qu'on ne le pensait.
Une note sur quand s'arrêter
Suivre sa santé peut basculer vers l'anxiété si on ne fait pas attention. Si ouvrir le journal nous fait sentir pire plutôt que mieux informé, ça mérite attention. Le but est d'avoir des informations disponibles quand elles sont utiles, pas de se surveiller en permanence.
Le bon usage d'un journal de santé est occasionnel -- quand quelque chose se passe, ou avant un rendez-vous médical. C'est un outil, pas une habitude qu'on se doit.